jeudi 19 juillet 2012

Un texte d'été, tout léger, tout léger...

Depuis que les casseroles se sont tues, je n'ai pas repris la plume. Coïncidence? Pas tant que ça. Ce mouvement m'emballait et l'enthousiasme, c'est bon pour l'inspiration. Mais avec le début des vacances qui nous a tous refroidi les ardeurs citoyennes et rallumé les envies de calme et de légèreté, j'ai délaissé le clavier sans même m'en rendre compte. La fin des classes me ramenant mes filles à temps plein y est sûrement aussi pour quelque chose... On est moins dans sa bulle quand on doit se creuser les méninges pour inventer un dîner qui ressemble à autre chose qu'un lunch de boîte à lunch (il faut bien les faire décrocher un peu ces pauvres petites!!). De toute façon, avec la vague de chaleur tropicale qui nous a submergés, le concept même de «bulle» n'était pas du tout invitant. D'où le silence.

Or, voilà que mes filles sont parties passer une semaine chez leurs grands-parents et que la température a cessé de battre des records. Me revoici donc, calme et légère! Tellement, que je n'ai finalement pas grand chose à dire!! Oh, et puis tiens, tant qu'à être ici, aussi bien écrire un peu! Allons-y:

Petit partage calme et léger d'observations estivales:

-Mes filles capotent sur l'émission Les Chefs et grimacent pourtant dès qu'on parle de filet de porc ou d'asperges dans la maison.

-Les gougounes qui tiennent entre les orteils ne sont pas faites pour marcher longtemps. Hier, après une promenade plus longue que prévue, j'ai dû patienter un bon vingt minutes assise sur un banc, pieds nus, le temps que les orteils me décrampent...

-Les bagels cannelle et raisins de Bagel Beaubien sont les meilleurs du monde! Je me suis tapé une «run» de métro de 16 stations pour aller en déguster un et ça valait vraiment la peine! Ne me dites plus jamais que Tim Horton's vend des bagels, c'est faux!!!

-Dormir les fenêtres ouvertes implique de se faire réveiller à trois heures du matin par le voisin qui démarre son pick-up boosté. Ça implique également de réveiller les voisins parce que nos détecteurs de fumée partent en pleine nuit à cause... de l'humidité!!!

-Le 120$ dépensés pour acheter une grosse barboteuse bleue est l'un des meilleurs investissements que nous avons faits dans notre vie de parents.

-Je n'aime pas aller au centre d'achats, mais j'aime encore moins sortir d'un centre d'achats quand il fait 40°; le choc!

-Souffrir d'une intolérance au lactose lorsque arrive l'été est une injustice sans nom!!! (accompagner les enfants à la crèmerie quand on sait qu'on ne pourra rien prendre, ça, c'est du don de soi!)

-J'ai trouvé un perce-oreille dans mon frigo et ça ne m'a même pas dérangé; faut dire qu'il était gelé!

-C'est peut-être un peu démesuré, mais quand je vois mes filles dans leur habit de soccer, qui s'apprêtent à aller jouer avec les gars, il y a comme une bouffée de fierté qui m'envahit!

-La crème solaire est un mal nécessaire, j'insiste sur le mot mal (il ne faut pas que mes filles lisent ça!).

-Ça fait du bien de s'ennuyer de ses enfants. Et de ne pas culpabiliser parce qu'on mange des toasts au beurre de pinottes pour dîner! Merci à mes beaux-parents de les accueillir... et d'habiter assez loin pour que ce soit impossible d'aller les chercher avant la fin de la semaine! Hé! Hé!

Sur ces propos, plus ou moins calmes, mais assurément légers, passez un bel été!













vendredi 25 mai 2012

Feu, feu, joli feu...

Je l'avoue, je suis pas mal obnubilée par l'actualité québécoise depuis quelques temps. C'est que cette ébullition, ce grand réveil, je l'attendais depuis des années. J'ai été militante dans ma jeunesse, pour toutes sortes de causes sociales et politiques, mais devant la passivité et l'indifférence de mes concitoyens, ma flamme a vacillé presque au point de s'éteindre. Je ne me reconnaissais plus dans les valeurs et le discours ambiants: performance, économie, consommation, privatisation et autres variations sur un même thème. Je me sentais souvent comme une extra-terrestre avec mes idéaux de justice sociale, de préoccupations environnementales, de grands débats politiques. Désabusée, j'étais en train de jeter la serviette et de m'endormir à mon tour. Jusqu'à ce que les étudiants prennent la rue et nous rappellent comment se tenir debout. Jusqu'à ce que des milliers de rêveurs endormis, fouettés par cette jeunesse vibrante et pleine d'espoir, sortent de leur torpeur et lui emboîtent le pas.


Et là, je me suis remise à y croire, à ce monde meilleur pour lequel je militais avec toute l'ardeur de mes vingt ans. Et je n'ai pas l'intention de laisser le feu s'éteindre cette fois.

jeudi 17 mai 2012

Parce que c'est aussi ça, rêver.

C'est grâce à des idéalistes qui se sont battus pour des causes impossibles que notre société a évolué et s'est démocratisée, ne l'oubliez pas.

vendredi 27 avril 2012

Dormez-vous?

Quelle période trouble nous traversons! C'est essoufflant, mais en même temps, tellement vivant!! Voilà des lunes qu'il ne se passait plus rien; notre société semblait ronfler comme un ours en hibernation, recroquevillé sur lui-même et indifférent au reste du monde. Et puis soudain, on dégèle, on sort de notre tanière, on se rassemble et on s'unit pour montrer qu'on est bien éveillé, qu'on ne veut plus fermer les yeux, mais au contraire, les garder grands ouverts. Tannés de se faire passer des sapins (ou des mines si vous préférez!), tannés de se faire monter des bateaux (n'est-ce pas M. Acurso?), tannés de mettre ça dans notre pipe sans broncher (merci les étudiants), tannés de tout laisser passer au nom de la sacro-sainte économie, tannés d'être tout seul, envie d'être ensemble. 

Oui c'est un peu chaotique, oui on préfère quand c'est calme et pacifique. Mais attention, si ça se calme trop, sera-t-on tenté de se rendormir? 

Moi, en tout cas, j'ai des fourmis dans les jambes et je ne veux pas retourner au fond de ma caverne! Pour mes enfants, mes parents, pour moi, pour vous, pour NOUS!

Mes filles qui se préparent à manifester pour le Jour de la Terre

Ma mère: la preuve qu'il n'y a pas d'âge pour être militant

Nous avons manifesté en famille; trois générations étaient présentes

NOUS

Un sourire qui en dit long!

L'un des plus beaux moments de ma vie

mardi 10 avril 2012

La mère plate

Samedi après-midi, au centre d'achat. Je me casse la tête pour tenter de trouver un cadeau qui plaira à mon papa dont c'est l'anniversaire bientôt. Ma grande fille m'a gentiment accompagnée, mais à voir son petit air malin, je devine qu'elle n'est pas venue uniquement pour m'aider. Déjà, la petite sacoche qui pendait à son épaule m'avait mis la puce à l'oreille. Mais quand je l'ai vue se mettre «subtilement» en file à la caisse en essayant de dissimuler ce qu'elle tenait dans sa main, j'ai compris qu'elle avait d'autres intentions. Je lui lance alors un regard désapprobateur auquel elle me répond: «Ce n'est pas pour moi maman, c'est pour ma soeur!». Hein? Un cadeau pour sa soeur? En quel honneur? «Ben, c'est pour Pâques... et j'avais prévu en acheter un pour toi et papa aussi». Précisons que nous n'étions pas dans une chocolaterie, mais dans une librairie, d'où ma surprise. «Tu veux dépenser tes sous pour nous acheter des cadeaux de Pâques, ici? C'est une belle intention, mais j'aimerais mieux que tu gardes tes sous pour toi. Un joli dessin avec un beau message derrière fera l'affaire, on n'a pas besoin d'autre chose.»

DÉ-CEP-TION. Ma grande fille rétorque qu'elle ne peut jamais rien nous acheter et qu'elle a bien hâte de pouvoir magasiner toute seule. Devant sa mine abattue, j'ai bien failli changer d'idée, mais je me suis rappelé toutes les fois où on lui a expliqué que le bonheur ne passe pas par le portefeuille et j'ai maintenu ma position: NON. 

Pensez-vous que j'ai trouvé ça facile? Bien sûr que non! Après tout, elle ne s'apprêtait pas à faire un mauvais coup, elle voulait nous offrir des cadeaux!! Mais parce que c'est important pour moi, voire essentiel, qu'elle comprenne bien qu'on n'a pas besoin de mettre la main dans sa poche pour faire plaisir à quelqu'un, j'ai tenu mon bout, quitte à passer pour une mère plate! Éduquer un enfant, quelle tâche ingrate... et merveilleuse à la fois!

P.S. J'aurais peut-être dû mettre mes principes à exécution pour le cadeau de mon père, mais je ne pense pas qu'il aurait apprécié recevoir un joli dessin de sa fille de quarante ans...

lundi 26 mars 2012

ENFIN!

J'y serai avec mes enfants, mes amis, ma famille. Nous y serons, fièrement. 

Et vous?