lundi 26 mars 2012
vendredi 2 mars 2012
Tout et n'importe quoi
-Alors que j'attendais un courriel ce matin, mon ordinateur fait retentir le Bip! qui indique qu'on vient de recevoir du courrier. J'accours pour lire le message tant attendu et constate que c'est une pub. de compagnie aérienne qui m'offre des rabais irrésistibles pour des destinations dont je rêve depuis longtemps. Comme je n'ai pas les moyens de mes ambitions, même à rabais, je m'en retourne à mes occupations, penaude, lorsque retentit un second Bip! dix secondes plus tard. Je me précipite à nouveau, pour m'apercevoir, estomaquée, que c'est une pub. semblable à la première, mais d'une autre compagnie, qui vient d'apparaître dans ma boîte. Décidément, les planètes semblent s'aligner pour m'envoyer un message, subliminal celui-là...
-J'ai envie de partager deux coups de coeur musicaux qui me font dire «Si je savais chanter et jouer d'un instrument, je voudrais faire comme elles!». Il s'agit des derniers albums de Marie-Pierre Arthur -Aux alentours- et de La Grande Sophie -La place du fantôme-. Des filles belles, talentueuses, originales, qui savent écrire et composer des tounes pleines de sensibilité, mais qui ont toute une drive!! Bravo Mesdames, j'suis jalouse!!
-«Devrait-on abolir la semaine de relâche?». C'était la question qu'on posait aux auditeurs de L'après-midi porte conseil dans le cadre du «conseil de famille» (quatre invités discutent d'un sujet qui concerne la vie de famille) que l'émission tient à chaque semaine. Lorsque j'ai entendu les deux premiers intervenants affirmer haut et fort qu'il fallait que ce congé inutile disparaisse parce qu'il n'est rien d'autre qu'un casse-tête de plus à gérer pour les parents, le poil m'a dressé sur les bras!! Et les enfants alors!! Je comprends bien que la conciliation travail-famille est loin d'être au point chez quantité d'employeurs, mais de là à dire qu'il faudrait priver les enfants de ce congé parce que ça ne «fitte» pas dans l'agenda parental, il y a une marge! Je me suis donc élancé sur mon clavier pour leur envoyer un courriel bien senti leur exprimant mon désaccord. J'en avais encore le rouge aux joues lorsque j'ai entendu mon nom dans les hauts-parleurs; ils lisaient mon message!! Ils ont choisi le mien parmi tous ceux qu'ils ont reçus! Trop coooolll! :)
Sur ce, bonne fin de semaine et bonne relâche à tous ceux qui pourront en profiter; j'ai cette chance et je la souhaite à tous!:)
mercredi 22 février 2012
Fais donc aux autres...
Ce matin, j'ai senti que pour mon chum, ça n'allait pas. Une présentation pour laquelle il a travaillé jusqu'à tard hier soir le chicotait; il n'était pas satisfait du résultat. Il a tout de même valser avec la routine de ce mercredi matin comme un pro, mais est parti avec cet air préoccupé de gens qui s'en mettent beaucoup sur les épaules.
Dans le tourbillon des lunchs-queues-de-cheval-mitaines-de-rechange et autres «obligations scolaires» de mes deux écolières, je n'ai pas pris le temps de lui demander ce qui lui barrait le front de la sorte. Je l'ai regardé partir en me disant que la journée allait être longue pour lui. Puis, j'ai repris mes occupations, avec cette petite voix en bruit de fond qui me disait «Appelle-le donc». J'ai hésité, craignant de le déranger pour une chose qu'il trouverait sans doute futile et un peu bébé: un appel d'encouragement. Et j'ai changé d'idée en pensant que j'aimerais bien qu'on ait ce genre d'attention pour moi lorsque ça ne va pas.
Quand je lui ai dit que ça arrive à tout le monde de tourner les coins ronds, il a approuvé. Et quand je lui ai dit: «Ce n'est pas grave si ce n'est pas très bon puisque tout le monde t'aime de toute façon!», il a ri. Je lui ai même sorti à la blague le: «Fais-toi confiance, tout va bien aller!» qu'on utilise à toutes les sauces avec nos filles. Il était content de mon appel et m'a remercié de l'avoir fait. Moi aussi j'étais contente d'avoir posé ce petit geste qui m'a rappelé qu'une tape dans le dos, c'est toujours bienvenue et jamais cu-cul et qu'il est parfois sage de suivre les vieux adages!
vendredi 10 février 2012
En manque...
Toute la semaine, j'ai mangé du chocolat et aujourd'hui, ça atteint des sommets; pourtant, la St-Valentin n'est que dans quatre jours... Mais je n'ai pas besoin de chercher bien loin le pourquoi du comment puisque mon comportement s'inscrit dans la droite ligne des clichés féminins: je suis en manque d'affection, voilà! Je partage mon quotidien avec un beau grand brun que j'aime et qui m'aime depuis presque douze ans et malgré ça, je dois avoir recours de temps en temps à la douceur du chocolat pour combler mes besoins affectifs... pathétique! On croirait entendre une célibataire éplorée! Mais, en couple ou pas, une fille reste une fille et a généralement besoin de son lot de câlins pour être bien. À l'inverse, le gars restant un gars lui aussi, ressent rarement le besoin de démontrer son affection: «À quoi ça sert, elle sait que je l'aime». Ben oui, ben oui...
Alors on se garroche dans le chocolat en se disant que celui qui a écrit que l'homme venait de Mars et la femme de Vénus avait bien raison...
mercredi 25 janvier 2012
Plaisir de lire???
Depuis quelques temps, ma plus jeune, qui est en première année, ramène à la maison un petit livre par soir. Ces livres font partie d'un programme d'apprentissage de la lecture nommé «Plaisir de lire»; pas besoin de se creuser les méninges pour comprendre quel en est l'objectif... Sauf que, sans vouloir être rabat-joie, la plupart des histoires qu'on y raconte sont ennuyantes à mourir!! Il est où le plaisir dans ces petites historiettes pleine de rimettes qui racontent ce que le héros a mangé pour déjeuner?!! Je comprends bien que ce sont des principes pédagogiques qui guident essentiellement la rédaction de ces livres, mais si le but ultime de ces collections est de faire naître un intérêt pour la lecture chez les apprenti-lecteurs, il faudrait peut-être leur présenter des histoires intéressantes, non? Qui a envie de passer quinze pages à apprendre que Lili trouve le chili de son frère vraiment trop piquant, ou que la grand-mère d'Esther (ça rime...) fait trop de bruit quand elle marche dans la maison?? C'est supposé éveiller l'intérêt ça?? Où sont donc les péripéties, l'imagination, la fantaisie, l'action?? Est-on obligé de rester collé à la réalité tant que ça pour «amener le jeune lecteur à créer des liens entre l’univers des livres et le sien»? Manque-t-on d'audace, sinon de confiance en la capacité de nos enfants à s'approprier des récits plus «complexes»?
Hier soir, j'ai lu une version pour enfants de Sindbad le marin à ma fille. Ça regorgeait d'aventures périlleuses aux dénouements rocambolesques, du genre «je m'attachai à la patte d'un aigle qui me délivra de cette vallée remplie de serpents». Aucune possibilité d'identification ici, de familiarité ou de ressemblance et pourtant, elle a adoré ça, même si elle ne comprenait pas tout, tout, tout. Ce conte l'a étonnée, déstabilisée, émerveillée, passionnée, l'a fait voyager, fait rêver, lui a fait vivre le plaisir de lire! Pas mal plus que Jeannot qui coupe ses haricots, mettez ça dans votre pipe les pédagos!! Sans rancune!;)
vendredi 20 janvier 2012
Mot-phare un peu sur le tard!
Mon petit calendrier électronique m'indique que nous sommes déjà rendu au 20 janvier. Vingt jours que je vois défiler des résolutions, intentions, mots-guides et sages paroles qui coloreront l'année de copinautes inspirantes et inspirées! Car c'est ce qui m'a fait défaut depuis que 2012 a pointé le bout de son nez: l'inspiration. Mais je n'ai pas baissé les bras; moi aussi, j'en voulais un, un mot! Un beau mot qui allait éclairer ma route! Alors, plutôt que d'attendre l'illumination, je me suis assise, me suis concentrée et j'ai réfléchi en faisant ce que j'aime le plus: écrire. Puis, soudainement, au fil des mots, LE mot est apparu et s'est imposé tout naturellement: MAINTENANT. Ne plus attendre à demain, la vie passe si vite. Ne plus trouver mille excuses pour ne pas faire ce que je veux faire. Ne pas rester accrochée au passé, ne pas craindre le futur, vivre ici et MAINTENANT. Cesser de faire du sur-place, être en mouvement, bouger, avancer, pour ne pas regretter d'être resté sur le quai à regarder le bateau passer.
Bon, voilà, c'est choisi. Et maintenant, que vais-je faire?? ;) (c'est Bécaud qui chantait ça? Si vous connaissez la suite, écrivez-la moi!!)
jeudi 19 janvier 2012
Il fait beau pourtant...
Peu importe la couleur du ciel, peu importe le soleil qui nous fait voir mille petits points de couleur si on se risque à le regarder, peu importe les marches prises pour respirer à plein poumons l'air froid du bel hiver qui illumine le paysage, je trébuche toujours à ce temps-ci de l'année et tombe un genou à terre. Janvier me fait le même effet d'une année à l'autre, me fait courber l'échine, malgré les sourires lumineux qui s'étirent entre les pommettes rouges de mes deux filles qui rient de bonheur en déboulant dans la neige. J'enrage et peste contre ce mauvais pli de mon système qui n'arrive pas à gérer le manque de lumière, pourtant abondante ces jours-ci. Pourquoi?? Pourquoi ce vague à l'âme malgré la volonté de vouloir être bien, heureuse, simplement. Mais je ne laisse pas aller, je lutte pour ne pas sombrer du côté obscur de la force!
-Maman, pourquoi tu cuisines autant de sucreries cette semaine?
-Parce que ma puce. T'es pas contente?
-Ben oui maman!
Lectures «positives», coloriage de mandalas, journal créatif, musique à fond la caisse, chorégraphies quétaines sur Just Dance, séance de pelletage aérobique, câlins à répétition, couverture en polar, thés bouillants, comédies romantiques, tout y passe. Pas question de me laisser faire. J'aime trop l'hiver pour le laisser me noircir le tableau. Je veux rester dans le blanc.
Oui, oui, j'aime l'hiver. Si seulement il pouvait m'aimer un peu lui aussi...
Inscription à :
Commentaires (Atom)