mardi 9 février 2016

Les petites soeurs ont (parfois) raison!

 
Pour ceux qui ne connaissent pas le film Frozen, Anna, la rousse, c'est la petite soeur d'Elsa, la blonde
 **Texte écrit pour le blogue des boutiques Mère Hélène

En lisant le statut Facebook d’une amie qui sera grand–mère dans quelques mois et qui demandait conseil pour le cadeau à offrir aux futurs parents, j’ai tout de suite pensé aux porte-bébés. Ça m’a un peu étonné puisque je n’en ai pas utilisé pour mes propres enfants. Pourquoi cette suggestion a « popé » aussi rapidement dans mon cerveau alors?

Sans doute parce que j’en ai offert un à ma petite sœur il y a deux ans, à l’occasion du shower pour son premier chérubin. Elle nous avait passé le message que c’était un incontournable, et moi qui n’avais pas ressenti le besoin d’en avoir un à l’époque, j’étais sceptique. Mais quand j’ai vu à quoi ressemblaient les porte-bébés d’aujourd’hui, j’ai changé d’avis! Pas mal plus efficaces et pratiques que ce vieux Snugly qu’une copine un peu grano m’avait prêté et dont je n’arrivais jamais à démêler les bretelles!

Ergonomiques, versatiles et jolis de surcroît, j’ai vite compris pourquoi autant de parents les ont adoptés; beaucoup moins encombrants qu’une poussette, un vrai charme dans les escaliers et les portes tournantes! Et quel contact privilégié avec bébé, tout près du cœur, contrairement au mastodonte sur roues au fond duquel je déposais mon poupon qui semblait perdu au milieu de nulle part!

Parlons-en des « mastodontes » alias poussettes! On ne peut pas s’en passer, je sais, mais quelles expériences inusitées elles nous font vivre parfois! Je conserve un souvenir impérissable de la conseillère tellement intense qui nous a vendu la nôtre. Pour nous prouver à quel point elle était résistante (la poussette, pas elle!), elle s’est carrément assise dedans! Une démonstration digne d’une info-pub! Bon, c’est vrai qu’il était solide notre bolide, sauf qu’il pesait trois tonnes et prenait la largeur du trottoir!! Je me rappelle être restée coincée dans le hall d’entrée d’une pharmacie parce que l’espace entre les deux portes était trop petit!!

J’aurais donc aimé avoir un porte-bébé à ce moment-là! Ou dans les ascenseurs, ou dans le métro! Bref, vous comprenez qu’on n’a plus besoin de me convaincre de l’utilité de cet indispensable morceau du trousseau de bébé! Et quand ma sœur m’a envoyé une photo d’elle en train de passer l’aspiro avec bébé accroché à elle, endormi, j’étais bien contente de l’avoir écouté elle, la jeune maman, plutôt que d’avoir suivi mon impression de mère d’expérience!! Morale de cette histoire : ce n’est pas parce qu’on a des enfants qu’on sait mieux que la future maman de quoi elle a besoin! 

PS1 : Ne vous gênez pas de faire lire ce texte à vos mères, belles-mères, tantes, grandes soeurs ou toutes autres personnes qui vous disent « Ben non, t’as pas besoin de ça, on en avait pas nous autres pis on se débrouillait pareil!! » 

PS2 : Pour en revenir à mon amie qui cherchait une idée-cadeau, devinez où je lui ai dit de regarder? Ici bien entendu!

mercredi 3 février 2016

Omerta sur la déception


A-t-on le droit d'être déçu aujourd'hui? Si oui, il ne faut pas le dire trop fort, parce que ça sonne bougon ou perdant. On reçoit une mauvaise nouvelle? Vite, il faut s'empresser de voir la moitié du verre qui est restée pleine, pas le droit de s'épancher sur le vide qu'elle laisse derrière elle. Pourtant, une mauvaise nouvelle apporte nécessairement son lot de découragement, déception, tristesse, deuil, inquiétude, toutes des émotions qui laissent une impression de vide dans la poitrine. Mais le vide n'est pas à la mode, il faut vite le remplir pour ne plus le voir et surtout, ne plus le ressentir parce que c'est négatif et surtout, contre-productif. Donc, quand quelqu'un dans notre entourage nous annonce qu'une tuile vient de lui tomber sur la tête, on cherche tout de suite à minimiser l'impact que ça aura dans sa vie, on dénigre ce qui est à l'origine de ce petit malheur pour être bien sûr que notre ami ne se sente pas diminué ou blessé, on met le focus sur le positif qui ressort de la situation, on veut éviter à tout prix le vertige du vide en le remplissant de paroles réconfortantes et encourageantes. Ce n'est pas mal,  au contraire, c'est une belle démonstration d'amour et de soutien. Mais qu'arrive-t-il quand la personne éprouvée se retrouve seule et qu'elle a juste envie de pleurer ou de crier sa peine ou sa rage? Se donne-t-elle le droit de l'exprimer ou met-elle tout en oeuvre pour la refouler? Comment doit-on encaisser les revers de la vie si on ne veut pas être étiqueté comme plaignard ou jugé faible ou pessimiste? Je n'ai pas de réponse, je me pose simplement la question. 

À l'ère où les réseaux sociaux nous exposent constamment à des images de réussite, de bonheur couleur pastel, de vie idyllique pleine de coeurs et de bonhommes sourire, oser exprimer sa déception ou son désenchantement est-il devenu le dernier des tabous? Qui a envie d'écouter quelqu'un qui ne va pas bien? Parce que ça prend du temps écouter, du temps et de l'énergie aussi, qu'on a en moins pour s'entraîner, méditer ou cuisiner comme Marilou... Quelle drôle d'époque où on a l'impression d'être tous connectés aux autres, du moment que ça se gère en 140 caractères; la déception se résume mal en si peu de mots et n'est pas très photogénique non plus. 

Elle continue d'exister pourtant, même si on ne veut pas la voir et l'entendre. Alors, on fait quoi quand elle nous tombe dessus? On se sert un thé bien chaud et on remplit sa tasse jusqu'au bord pour être sûr qu'elle n'est pas à moitié vide, on l'accompagne d'un morceau de chocolat, on sort ses carnets et ses crayons de couleur pour chasser le spleen et surtout, on prend le tout en photo et on le met sur Instagram, haha! Vous me trouvez cynique? C'est pas beau ça non plus, hein! Y'a des journées comme ça, s'cusez-là!

mardi 2 février 2016

Les cours de « piscine »

*Ce texte est le fruit d'une collaboration pour le blogue des boutiques Mère Hélène, spécialisées en produits pour futures et jeunes mamans.


Je ne sais pas nager, ou très peu. Pour vous faire une histoire courte, jusqu’à douze ans, j’ai eu sur la cuisse droite une tache de naissance grande comme un œuf et d’un beau brun foncé, qui me complexait au point de redouter comme la peste les piscines et leurs maillots de bain. Je n’ai donc presque pas appris à nager, car quand mes parents se sont décidés à me faire opérer au début de l’adolescence, je trouvais ça trop humiliant de suivre des cours avec les petits. Bref, je nage comme une roche et je m’étais bien promis que si un jour j’avais des enfants, ils barboteraient comme des poissons dans l’eau! Je sais, il ne faut pas faire de projection sur notre progéniture, leur faire rattraper nos « manques » par procuration, mais dans ce cas-ci, je jugeais que c’était sain; après tout, savoir nager peut sauver la vie!

Les cours de natation (ou de piscine comme on les appelle ici, j’ignore pourquoi d’ailleurs!!) se sont alors systématiquement inscrits à notre agenda dès que ma première pitchounette a eu six mois. Au début, elle n’était vêtue que d’une couche-culotte waterproof  si je me souviens bien. Puis, le maillot une-pièce est apparu, avec l’énorme Swimmers qui dépassait de chaque côté. 


Ainsi équipée, ma petite crevette sautait courageusement dans l’eau froide à chaque samedi, accompagnée par son papa, vous comprenez pourquoi. Quelques années plus tard, ce serait au tour de sa sœur de s’élancer dans les flots chlorés. Et pendant que tout ce beau monde pataugeait avec vigueur, moi, j’attendais au bord de la piscine, j’étais la préposée au vestiaire…

Aaah, les vestiaires de piscine! Me trouverez-vous dédaigneuse si je vous confie qu’ils m’ont toujours un peu rebutée? Tout cet univers moite et mouillé ne me donnait souvent qu’une envie, celle de déguerpir au plus vite, quitte à partir en gougounes avec le bébé entortillé dans sa serviette sous le bras!! Je ne l’ai jamais fait, rassurez-vous, je surmontais mon malaise du mieux que je pouvais, car je ne voulais pas décourager mes apprenties-nageuses pour si peu! Je savais que le parcours serait long pour atteindre l’objectif ultime de ces cours de piscine : savoir nager! Alors je passais outre mes bibittes et j’accompagnais mes filles le sourire aux lèvres, parfois crispé je dois l’avouer! 

Je me souviens qu’un des moments les plus inconfortables dans toutes ces brumes humides, c’était celui où l’on devait enlever le maillot, surtout quand il fallait le baisser en vitesse parce que l’eau glacée avait donné une envie pressante à ces demoiselles! Il leur collait au corps, se coinçait dans leur trop grosse couche-culotte surimbibée, glissait sur leurs mollets et atterrissait systématiquement sur le plancher détrempé des toilettes, à mon grand bonheur! Si seulement j’avais eu accès à ces merveilleux concepts de couche-maillot déboutonnable et de maillot de bain qu'on peut relever plutôt que baisser pour mes petites sirènes, il me semble que ça m’aurait tellement simplifié la vie! Des vêtements de baignade intelligents, pas mal plus pratique qu’un téléphone intelligent dans un vestiaire de piscine!

Malgré ces désagréments qui me donnaient souvent plus chaud que la température tropicale ambiante,  j’ai persisté dans mon rôle de préposée au vestiaire.  Parce qu’il allait bien au-delà des tâches de support technique!  Je n’attendais pas mes filles au bord de la piscine, je les encourageais, les applaudissais en silence, leur faisais des pouces en l’air et des sourires fendus jusqu’aux oreilles ! Et quand elles sortaient en claquant des dents, je les frictionnais, les réconfortais, les félicitais sans fin parce que j’étais si fière d’elles; elles apprenaient à nager, WOW!!!


mercredi 27 janvier 2016

Un esprit sain autant qu'un corps sain svp! #BellCause

Marie-Soleil Dion, porte-parole pour la journée de la santé mentale chez Bell

Prenez-vous soin de votre santé? Vous essayez du mieux que vous pouvez j'imagine; pas trop mal manger, bouger un minimum, dormir la nuit, une base d'hygiène de vie pour être capable de fonctionner correctement et de vivre le plus longtemps possible. On parle ici de la santé du corps bien sûr, mais qu'en est-il de la santé mentale? Parce que vous avez beau avoir des muscles de Popeye, être végétarien et dormir comme une taupe, si ça ne va pas bien entre les deux oreilles, tout bascule. On accepte comme une évidence qu'il faut prendre soin de notre corps pour maintenir une qualité de vie, mais notre tête, elle? Après tout, c'est elle qui est aux commandes, si on la néglige, le navire risque de sombrer et rendu trop creux, c'est parfois dur de le faire remonter à la surface... 

Donc, prendre soin de sa santé mentale. Ça veut dire quoi au juste? Ne pas faire la sourde oreille quand elle nous envoie des signaux de détresse (insomnie chronique, perte d'appétit, vague à l'âme persistant, ...) en supposant que ça va finir par passer tout seul; quand vous avez mal au dos ou aux dents, vous faites comme si de rien n'était? Ne pas avoir honte d'en parler parce qu'on craint que les autres nous étiquette comme un plaignard ou pire encore, comme un faible; ce n'est pas être faible de reconnaître qu'on a un problème, c'est courageux! Ne pas hésiter à demander de l'aide et à consulter des professionnels, comme on le ferait pour guérir une blessure. Ne pas négliger cet aspect de notre vie; avoir un bon moral est aussi important qu'avoir un bon cardio ou un poids santé, car si la tête ne va plus, rien ne va plus! 

Une façon toute simple d'y arriver? Réagir comme on le ferait pour nos enfants! Si notre petit dort mal, mange moins ou pleure pour un rien, on s'inquiète, on cherche des outils ou des ressources pour l'aider, on mobilise les troupes pour trouver une solution, on cogne aux portes des spécialistes, on prend rendez-vous chez le doc, la psycho, l'osthéo, le masso, alouette! On est à l'écoute, on le dorlote, le réconforte, on fait tout sauf rien!!! Pourquoi ce serait différent pour nous? Parce qu'on est adulte et qu'un adulte, c'est grand et fort, ça maîtrise ses émotions, ça ne perd pas le contrôle, ça ne tombe jamais??? On croirait lire la définition d'un héros de légende! Je vais peut-être vous décevoir, mais on ne vit pas dans une légende, vous n'êtes pas un être surnaturel, vous êtes un être humain, qui peut avoir mal à l'âme autant que mal aux jambes. On prend soin de soi pour éviter le plus possible d'avoir mal, mais quand on a mal, on se soigne, peu importe où se trouve le bobo. C'est juste normal, pas honteux ni farfelu, normal, ok!

Prenez soin de vous, de la tête aux pieds! xx

lundi 25 janvier 2016

Choisir

Je suis allée à la Fête des Neiges hier, avec mon chum et mes deux filles. Durant les vacances de Noël, j'ai gagné deux Accro-passes qui donnent accès gratuitement aux activités payantes du site. Alors, malgré le fait qu'on habite assez loin pour considérer cette sortie comme une expédition, on s'est préparé et enwoèye à Montréal! Ma plus jeune était aux anges, ma plus vieille bougonnait un peu, mais elle a suivi pareil, mon chum est toujours partant pour jouer dehors et moi, j'aime ça l'hiver (ça se peut!)! Nous étions donc tous dans de bonnes dispositions pour avoir du fun. Sauf que... 

En arrivant sur place, notre enthousiasme a un peu fondu malgré le froid; il y avait vraiment beaucoup de monde, comme au Festival de Jazz par une belle journée d'été, sauf qu'il faisait moins sept et que le ciel était gris moche! On s'y attendait, on n'est pas si naïfs, mais ce qu'on avait pas du tout prévu, c'était l'impact des foules sur le temps d'attente pour accéder aux jeux dans les sections pour plus vieux: une heure partout! Ça vous refroidit les ardeurs ça! Deuxième déception: manger à l'extérieur en plein hiver, ce n'est pas ce qu'il y a de plus relaxant; notre but, c'était de prendre le plus de bouchées possibles avant de se geler les doigts, car il faut enlever nos mitaines pour manger, tsé! J'ai même mangé le papier qui entourait mon sandwich tellement je me dépêchais!! Troisième désagrément qu'on avait mal évalué: le froid. Moins sept degrés sur l'Île Ste-Hélène, donc à proximité du fleuve, après une demi-heure, c'est frette en tabarouette!! On s'est gelé comme ça faisait longtemps que ça nous était arrivé et pourtant, on est habitué de s'amuser dehors l'hiver, on est équipé chaudement, mais l'humidité a fait son oeuvre! Même mon chum dansait la danse de Saint-Guy pour essayer de se réchauffer! Il faut dire que c'est lui qui s'est sacrifié pour faire la file une heure avec notre plus jeune qui voulait absolument essayer les bulles géantes. Vous savez, ces espèces de gros ballons transparents qu'on enfile et qui permettent de se foncer dedans sans se blesser, puisqu'on rebondit? C'est à moitié vrai, en fait, parce que tu tombes quand même sur les genoux! Et comme il y avait des plaques de glace au sol hier, devinez dans quel état ma fille est ressortie de cette version sur deux pattes des auto-tamponneuses? En larmes... givrées sur ses joues! Misère...

J'ai l'air de vous raconter un cauchemar n'est-ce pas? En fait, bien honnêtement, j'ai été à deux cheveux d'en vivre un! Quand je me suis vue en train de faire la navette entre l'espèce de tente-chalet où ma grande tentait de se trouver un petit coin dans la mer de monde pour se changer de bas avant qu'on lui ampute les pieds, le kiosque en plein air où j'ai fait la file (...) pour acheter du chocolat chaud afin de rescaper ma plus jeune du point de congélation et le serpentin de gens qui attendaient pour les bulles bing-bang, j'ai bien failli perdre mon sang froid, haha! Mais justement, je me suis vue et je me suis parlée juste à temps! Avant que l'exaspération vienne à bout du petit fond de bonne humeur qu'il me restait, je me suis dit : ou tu vois seulement le mauvais côté des choses (l'éléphant dans la pièce...), ou tu focusses sur les petites joies qui sont présentes malgré tout: on prend l'air, on est tous ensemble, le chocolat chaud est chaud!, les trois sculptures de glace sont belles (ok, il y en avait une dizaine), c'est joli les lumières multicolores qui clignotent sur la grande roue figée depuis dix minutes, c'est le vrai monsieur Craquepoutte de Toc toc toc sur la scène!!!, ma caméra ne gèle pas, le café qu'Alice a renversé n'a pas coulé sur moi, etc, etc! Sans blague, en choisissant de ne pas me laisser submerger par tous les irritants qui nous avaient pris par surprise et en me concentrant sur le positif si minime soit-il, j'ai choisi de faire de cette sortie une expérience "intéressante" plutôt que de la transformer en mauvais souvenir. Et vous savez quoi? C'est peut-être enfantin, mais je suis fière de moi! Top là mama! :)

Être gelé n'empêche pas de sourire! ;)

jeudi 21 janvier 2016

Soirée créative chez Rouge FM

Lundi 18 janvier, c'était le blue monday, cette journée où, selon des experts, la déprime atteindrait des sommets dans l'hémisphère nord de notre planète. Je ne me sentais pas spécialement déprimée, juste les piles à plat, d'où l'impression d'être devant une montagne en pensant au trajet interminable qui m'attendait; je devais partir de ma banlieue laurentienne pour me rendre en ville (en transport en commun, ça prend environ deux heures et demie) afin de participer à la soirée créative Rouge FM pour laquelle j'avais gagné deux places. Je voulais y aller, claquer des doigts et hop, m'y retrouver! Mais la motivation était à zéro, alors j'ai fait ce qu'il faut en pareille circonstance, je me suis bottée les fesses jusqu'à ce que je sois assise dans l'autobus! Et surprise, mon trajet a été écourté, l'amie que j'ai invitée à m'accompagner est venue me chercher en chemin, youpi! Merci encore Mélissa!

Heureusement que je me suis secouée le popotin, quelle belle soirée on a passée! On a été reçu comme des reines, le personnel de la station de radio et du partenaire Omer De Serres était super accueillant, avenant et charmant. Des cupcakes aux couleurs de nos hôtes nous attendaient à l'entrée, puis on nous a dirigées vers les tables où le matériel créatif avait été soigneusement installé devant chaque place.





Le temps de se mettre à l'aise et on nous annonça l'arrivée de Marina Orsini, animatrice à Rouge FM qui sortait directement de son studio. Elle finissait sa journée de travail et ça n'a pas paru une minute! Enjouée, naturelle et chaleureuse, elle nous a raconté comment la créativité l'a aidée à sortir d'un chagrin d'amour. 

crédit photo Rouge FM

Après cette introduction complice, elle a cédé le micro à Manon Lavoie de M comme Muses qui nous a présenté tout en douceur et en simplicité l'activité créative qu'elle avait imaginée pour nous: créer un mobile en argile en s'inspirant des émotions positives à cultiver au quotidien.


crédit photo Rouge FM


crédit photo Rouge FM

Et pour le plus grand plaisir des invitées-és (bravo aux deux gars qui ont osé se joindre à une mer de filles!), Marina a pris place parmi nous et s'est mise à l'oeuvre sans plus de chichi!

crédit photo Rouge FM

On s'est amusé à pétrir, découper, étamper, enfiler pendant presqu'une heure, en oubliant les soucis, la fatigue, les obligations, le stress, bref, une vraie pause ressourçante! 

crédit photo Rouge FM

Manon nous a ensuite proposé de faire le tour de notre table pour voir les créations de nos coéquipières et d'écrire à chacune ce que son oeuvre nous inspirait. Une belle façon de souligner le plaisir de créer ensemble! 

Omer de Serres nous offrait le matériel, nous sommes donc tous repartis avec notre mobile et un petit kit pour bricoler l'argile, sympathique!

Merci aux organisateurs, à Marina qui est restée jusqu'à la fin et à Manon qui nous a guidés avec toute sa bienveillance tout au long du processus. C'était une belle bulle calme et réconfortante en ce soir de janvier frigorifiant, mais pas "bleu" du tout! ;)

Marina, aussi gentille en vrai qu'à la télé!!

mon amie Mélissa et la belle Manon de M comme Muses










lundi 11 janvier 2016

Salut Bowie.


Bowie est mort. Je n'étais pas une grande fan, mais je me souviens que sa singularité intriguait l'adolescente que j'étais dans les années 80. Il se distinguait des autres chanteurs au toupet crêpé, il avait un visage anguleux, des yeux de chat mystérieux, un style qui se démarquait dans ces années de pop sucrée formatée. Déstabilisant, mais intéressant. J'écoutais ses chansons et ses clips avec curiosité; il avait un son différent, il proposait des images hors normes, dépourvues de nymphettes habillées en fluo, ça détonnait. 

À cette époque, je ne connaissais pas le reste de sa carrière et malgré tout, je comprenais bien que c'était un grand artiste. Il ouvrait la voie vers autre chose que ce qu'on entendait habituellement et qui faisait l'unanimité, il incitait à sortir des sentiers battus. Grâce à lui et à quelques autres originaux, j'ai tranquillement délaissé les grands hits du décompte CKOI pour écouter de la musique plus créative, plus marginale. Ça a forgé mon oreille, j'en ai gardé un penchant pour les artistes "underground". 

Quand j'ai appris son décès ce matin, ça m'a donné un coup. Et rendue nostalgique aussi, en repensant à ces moments où on découvre tout, où on est en train de se construire, de se définir, de se créer, bref, où tout est possible. Comme de se mettre un haut de pyjama en flanelle et des salopettes de "farmer" pour aller à l'école par exemple!!! Au-delà du ridicule de l'accoutrement, j'y revois une grande liberté et ça, qu'on le veuille ou pas, ça se perd un peu avec l'âge et les obligations. C'est sans doute ce qui me rend le plus nostalgique. Et le temps qui file aussi, en fauchant au passage des icônes de notre jeunesse. Salut Bowie, tu nous manqueras.