jeudi 17 décembre 2015

Mon souhait des fêtes pour les jeunes mamans



*Ce texte a été rédigé pour le blogue de la boutique Mère Hélène
 
Rocambolesque, c’est le mot qui me vient spontanément à l‘esprit quand je repense au temps des fêtes à l’époque où mes filles étaient de petits poupons. Nos réveillons relevaient parfois de l’exploit, si on tient compte qu’il fallait s’intégrer aux célébrations avec des bébés de six mois entre les bras comme si de rien n’était! Et même lorsqu’elles n’étaient plus aux couches, assister à de grandes réunions familiales avec des fillettes en bas âge nous faisait vivre des situations souvent surréalistes. J’ai des images épiques qui me reviennent en tête, je vous en partage quelques-unes :

-Trente-et-un décembre, minuit sonne, je suis isolée dans une chambre à l’étage et j’allaite ma puce de 5 mois à travers les manteaux empilés sur le lit, alors qu’en bas, ça trinque et se souhaite bonne année allègrement…

-L’année suivante, la grand-maman de mon chum reçoit sa famille au grand complet (une dizaine d’enfants + leurs conjoints + les mille petits et arrière-petits enfants) dans son bungalow. À l’heure du repas, nous devons installer notre petite d’un an et demi sur une chaise droite le long du mur, assise en équilibre, un foulard passé autour de la taille pour la retenir au dossier, avec la foule qui bourdonne tout autour. Et une bouchée pour maman…

-Encore un 31 décembre, mais pour ma deuxième cette fois. À peu près le même scénario que pour ma première, mais le party a lieu dans un chalet surchauffé avec mezzanine. Bonne année…

-Ma plus jeune a deux ans et demi, grand-maman Marie-Paule a eu la bonne idée de louer une salle dans l’aréna local pour le rassemblement du nouvel an, on respiiire! Mais quand le temps de s’échanger les vœux arrive, mon babychou dort comme une bûche dans mes bras et c’est qu’elle commence à être pesante la petite! Alors je me mets un peu à l’écart, j’étends ses jambes sur une table pour alléger le poids et j’attends les bisous des mononcles et des matantes

-Ma plus vieille a 6-7 ans et elle découvre qu’elle ne digère pas la fameuse tourtière du lac dans la salle communautaire où il n’y a qu’une toilette…

Je pourrais continuer encore longtemps comme ça, mais je pense que vous avez compris le topo. Le temps des fêtes avec des bébés ou de jeunes enfants est souvent plus éreintant que festif pour les parents, surtout si la famille est loin. Juste faire les bagages est une épreuve olympique! Et le trajet, et le camping, et les visites chez l’un et chez l’autre, et l’horaire tout chamboulé, et les fameux partys qui finissent à pas d’heure avec 25 000 personnes qui « câlinent » bébé alors que vous les reconnaissez à peine…

J’ai l’air du grinch vous trouvez? Peut-être! Mais en fait, j’essaie juste de transmettre un message aux jeunes mamans : c’est normal que vous vous sentiez dépassées par tout ça, que vous manquiez d’enthousiasme, que vous soyez fatiguées rien que d’y penser, c’est normal et pas ingrat, ok! Si j’avais un souhait à vous transmettre, ce serait d’avoir la force de vous écouter et de vous assumer! Vous n’avez pas envie de participer à tous ces évènements parce que votre bébé ne fait pas ses nuits ou que votre fiston est allergique aux noix et que ça devient un casse-tête de le faire manger? C’est correct!!! Vous avez le droit de décliner les invitations sans vous sentir la pire des égoïstes! Vous avez le droit de dire non sans culpabiliser pendant des semaines! Vous avez le droit de vous fabriquer de doux souvenirs, parce que les souvenirs surréalistes, c’est comique à raconter, mais moins comique à vivre! Prenez soin de VOUS!

Et psiittt, dans des moments comme ceux-là, tout ce qui existe pour vous simplifier la vie est bienvenu, comme cette ceinture-siège s’adaptant à toutes les chaises, trop géniale!

Joyeuses fêtes pour vrai! 






jeudi 10 décembre 2015

Pour toujours se rappeler qui on est...

 
Photo par Fay with love
 
As-tu eu une bonne journée toi? Moi, bof! Pas productive comme je l'espérais, toute désorganisée, tu sais, le genre de journée où tu regardes l'horloge et tu t'exclames "Hein, déjà cette heure-là, mais j'ai rien fait!!". Blêh! Quand ça arrive, j'essaie de relativiser et de ne pas me juger trop sévèrement pour UNE mauvaise journée: après tout, ça arrive à tout l'monde! Sauf que j'ai le réflexe d'auto-flagellation assez aiguisé, alors je me trouve toutes sortes de moyens de ne pas tomber dans le pattern de la dévaluation.

Ce qui me fait instantanément du bien ces jours-ci et qui me rappelle que je n'ai pas que des défauts, c'est un petit bracelet symbolique que j'ai tout le temps avec moi, au poignet ou dans une poche. Comme je l'ai choisi en fonction de ma personnalité et de ce que je me souhaite, il m'aide à chasser l'auto-critique en me rappelant ma valeur et ce à quoi j'aspire. C'est pas beau ça!

Tu te dis que c'est pas mal ésotérique mon affaire? Essaie! Pas obligé d'être un bijou, ça peut être n'importe quoi qui représente quelque chose d'important pour toi ou qui reflète qui tu es. L'idée, c'est de l'avoir toujours avec toi, pour te rappeler que tu es plus que la gaffeuse ou la retardataire qui a pris le plancher en ce jour de m...rde. Tu as aussi plein de belles qualités et de rêves en construction, c'est juste que tu les as oubliés aujourd'hui! Ton petit truc-muche, appelle-le porte-bonheur si tu veux, t'aidera à t'en souvenir! ;)
 
Psitt, le mien, je l'ai choisi chez Fay with love, je te mets le lien (juste en anglais, désolé!) si tu veux aller zieuter et trouver toi aussi ton amulette des temps modernes! https://faywithlove.com/  Ne te laisse pas décourager par l'aspect un peu fleur bleue du site; si moi, "Madame pas coquette", j'ai réussi à me dénicher quelque chose, tu le peux aussi! :)



lundi 7 décembre 2015

CE moment dans le mois où...



Ici, j'aborderai un des rares sujets encore tabous de nos jours, pas chic ou glamour du tout, mais qui touche la grande majorité des femmes, du moins pendant une grosse partie de leur vie, je parle des menstruations. Pas "règles" ou "dans le rouge" ou "dans ma semaine" ne-non, le vrai mot! En fait, c'est plus de son inséparable comparse dont je veux t'entretenir, le @#$%?&* de syndrôme pré-menstruel. Celui qui me transforme en Dr. Jekyll et Mr. Hyde presque deux fois par mois maintenant. Car j'avance en âge vois-tu, j'atteindrai le double 4 à la fin de la semaine (aoutch!), j'ai donc le système tout détraqué, mais pas encore en pré-ménopause selon mon doc. Je suis menstruée (encore le vrai mot!) à tous les 20-22 jours, mais pas toujours, certains mois, j'ai un break un peu plus long. Alors je ne sais plus trop quand ça va me tomber dessus, ni à quel point ça m'affectera parce que ce n'est jamais pareil d'une fois à l'autre. Une constante se dessine par contre, c'est que le foutu SPM est de plus en plus intense!!! De montagnes russes du monde des petits, il s'est littéralement transformé en Monstre, les montagnes russes pour grands de La Ronde qui rendent malade... 

En fin de semaine, j'étais dans cette dynamique malsaine de up and down vertigineux: une minute, je pleurais en voyant un bébé à la télé, la minute suivante, je hurlais parce qu'on n'avait pas sorti la bonne boîte de conserve pour les paniers de Noël... Insupportable pour ma famille et pour moi aussi! Car c'est ça que je voudrais faire comprendre à tous ceux (oui, CEUX) qui blaguent avec ça; pensez-vous qu'on aime ça vivre ça? Pensez-vous qu'on fait exprès de se sentir comme ça? Saviez-vous que bon nombre de médecins prescrivent des anti-dépresseurs à certaines femmes à cause d'un SPM trop dévastateur?! C'est pas un caprice ou un manque de contrôle, ok? C'est une fluctuation d'hormones incontrôlable et indépendante de notre volonté qui nous joue sur les émotions et le physique (crampes abdominales de fou, maux de tête, de coeur, jambes lourdes, étourdissements, etc) et qui nous empoisonne la vie bien plus à nous qu'à vous, d'accord?!! Alors les jokes plates et remarques déplacées, gardez-les pour vous bon!

J'étais donc prise dans une tempête émotionnelle épique cette fin de semaine et parce que je suis irrégulière depuis quelques années, je n'ai pas fait le lien avec le SPM tout de suite. Je me demandais ce qui m'arrivait, me disant que ma déprime saisonnière fessait fort cette année et m'en voulant à mort d'avoir perdu patience avec les filles, de m'être engueulée pour rien avec mon chum et d'avoir eu l'air d'une zombie à la fête de mon petit neveu d'amour... Et là, ô miracle, je suis allée à la salle de bain et pour une des premières fois de ma vie, j'étais contente d'être menstruée!!! C'était pour ça ces sautes d'humeur olympiques, je n'étais pas en train de virer folle, youpiiii!

Tu trouveras peut-être que je vais un peu loin dans l'intimité, mais cette chronique, je l'ai écrite en me disant que des femmes s'y reconnaîtront sûrement et que ça leur fera du bien de savoir qu'elles ne sont pas seules à se transformer en créature de l'enfer à chaque mois, terrifiante tout autant pour elles que pour leur entourage. Parler de ça, c'est un tabou qu'il serait temps de faire voler en éclats, tu ne penses pas? Surtout qu'en cette période de déprime, tout ce qui peut nous enlever des raisons de culpabiliser est bienvenue! SPM, je t'haïs, et ma voisine, et ma cousine, et mon amie aussi! Ça le fera pas disparaître, mais ça fait du bien de le dire, gêne-toi pas fille! :)





mercredi 2 décembre 2015

S'occuper les mains pour se débrancher la tête, prise 2





Du coloriage doudou pour se remonter le moral, pourquoi pas! Petite, j'avais de gros cahiers à colorier achetés pas chers au magasin. Les illustrations étaient parfois douteuses (des oeufs au plat à colorier, vraiment?!), le papier grisâtre était de piètre qualité, il n'y avait pas grand place pour l'imagination, mais Dieu que j'aimais ça pareil! Juste l'odeur des Prismacolor qu'on taillait dans l'aiguisoir à manivelle vissé au mur me donnait une impression de réconfort et de sécurité. Ça ne date donc pas d'hier cette association entre coloriage et apaisement! Je ne sais pas si c'est ton cas, mais moi, ça me détend parce que pendant que je choisis les couleurs et que je m'applique à ne pas dépasser, je ne pense à rien d'autre! Et ça, c'est relaxant! Pas besoin que ce soit digne d'une oeuvre d'art, tu peux tout colorier en rouge si ça te chante! Et si tu préfères ne pas te soucier de colorier dans les lignes, ben vas-y, dépasse si ça te fait du bien!! Il n'y a pas de règle lorsque tu es en tête-à-tête avec toi-même! Et si tu le fais en compagnie de tes enfants et qu'ils te reprochent tes débordements, dis-leur que c'est une nouvelle technique vue sur YouTube, ils n'y verront que du feu et te laisseront t'exprimer tranquille! 

D'ailleurs, il n'y a pas que les dessins figuratifs qui agissent comme massothérapeute de l'âme, il y a aussi les motifs abstraits à remplir de couleurs au gré de notre inspiration! 


Carnet à colorier par Lucie Cotting

Un bel exemple ici créé par mon amie Lucie Cotting qui s'apprête à mettre en marché un carnet à colorier et un calendrier à gribouiller de son cru. Suis sa page Facebook d'atelier d'artiste L'Atelier 837 pour être au courant du lancement officiel de ses beaux produits.

Calendrier à gribouiller par Lucie Cotting
 
Avec ce type de coloriage, pas besoin de chercher le "couleur peau" pour déblêmir les personnages, juste à se laisser aller en choisissant des coloris qui font du bien aux yeux et à l'humeur. C'est pas compliqué, accessible et efficace pour peu qu'on le fasse pour les "bonnes" raisons, c'est-à-dire pour le plaisir enfantin que ça nous procure et qui nous remet la joie au coeur en tassant dans un coin l'anxiété, les soucis et les inquiétudes.

Le cerveau qui relaxe en faisant travailler les doigts, ça se traduit aussi par le griffonnage, le dessin ou même la gouache! En ce qui me concerne, tant que ça reste simple, ça me va.  C'est justement ce que nous propose Manon Lavoie, la magicienne derrière M comme Muses, à travers ses petits pas des muses, des activités créatives à la portée de tous et gratuites (wow!), imaginées avant tout pour le bien-être qu'elles procurent. Je vous partage mon coup de coeur pour celui du mois d'octobre. Avis à la sceptique qui pense que c'est trop "facile" pour que ça marche, essaie-le dont avant de juger!




Manon offre aussi sur son site de beaux cahiers de réflexion avec pages à mettre en couleurs, c'est par ici!

Moi qui suis loin d'être une grande bricoleuse, j'ai adopté ces moyens d'évacuer le méchant en douceur. Il y a des jours où ça fonctionne numéro un, d'autres moins, mais ce sont des ressources qui font dorénavant parties de mon coffre à outils anti-déprime en permanence. Parce que les mains qui s'agitent et captent toute notre attention, ça donne un break au hamster qui court entre nos deux oreilles, ça lui permet de reprendre son souffle et ça, les jours où ça ne va pas, c'est salvateur, crois-moi! À go on colore, d'accord? :)


vendredi 27 novembre 2015

S'occuper les mains pour se débrancher la tête

Quand on n'a pas le moral, on reste souvent dans notre tête à ruminer et à ressasser ce qui ne va pas, à se demander pourquoi tout va tout croche, à s'auto-flageller pour notre manque de ci ou notre excès de ça, bref, on est envahi de pensées toxiques qui nous embrouillent l'esprit et nous donnent le cafard. Je le sais, je suis là-dedans. Tu me diras "Pense à autre chose!" et moi je te répondrai "Si c'était facile de même, il n'y aurait plus de problèmes dans le monde!!". En fait, je sais que tu es bien intentionné en me disant ça et que ce n'est pas totalement faux comme affirmation; se changer les idées, ou penser à autre chose, peut effectivement être une façon de casser le disque qui joue en boucle entre nos deux oreilles en amenant notre attention ailleurs. Mais les jours où c'est plus toffe, où malgré les diversions, la toune plate rejoue sans cesse dans ta cervelle, ça prend quelque chose de plus costaud pour t'extraire de ta bouette. Il faut que tu sortes de ta tête, que tu la déplogues en quelque sorte. Comment j'y arrive? J'en suis encore à la phase expérimentale! J'ai essayé quelque chose de simple cette semaine: cuisiner. Pas par obligation comme dans "Qu'est-ce qu'on mange pour souper?" (la question qui tue), mais pour le "plaisir". 

Je mets des gros guillemets parce qu'en général, je n'aime pas cuisiner, je dirais même que j'haïs ça! Je n'ai pas de talent, donc je rate souvent ce que je fais et ça, ça m'enrage! Tout ce temps, cette énergie à essayer fort de faire quelque chose de mangeable, en vain! C'est frustrant! En plus, j'ai de multiples intolérances alimentaires, donc faire à manger devient un véritable casse-tête qui enlève tout le fun de l'affaire. Je rêve du jour où quelqu'un inventera une pilule-repas comme on en voyait dans les films de science-fiction; pas compliqué et en plus, pas de pile de vaisselle à faire! Parce qu'il y a ça aussi, le bout qu'on ne nous montre jamais dans les émissions de cuisine, la maudite vaisselle qu'il faut se taper après!! 

Bon, je me calme, tu as compris que faire de la bouffe n'est pas mon loisir préféré, hein? Eh bien malgré ça, je me suis "forcée" à me mettre aux chaudrons! Pourquoi? Pour m'occuper les mains et ainsi m'obliger à me sortir de ma tête. En focussant sur la recette et sa marche à suivre, je me suis mise en mode exécution plutôt qu'en mode analytique et ça, ça fait du bien au cerveau! C'est comme si je lui avais accordé un break; ok, t'as pus besoin de réfléchir, juste faire ce qui est écrit sur le papier. 

Et ça a marché, le temps de préparer un carré aux dattes et une soupe verte ! J'ai choisi des recettes faciles, une de ma mère et une de Ricardo (on l'aime tu lui!) et j'ai réussi à faire quelque chose de bon, sans fla-fla, juste bon et c'est ben en masse! Je te montre avec de vraies photos pas "settées":

Ma soupe de Popeye, un velouté d'épinards signé Ricardo
Mon carré aux dattes, recette de ma mère que mes filles aiment beaucoup parce qu'il y a plus de garniture que de dattes!



Au-delà du résultat "satisfaisant", de "fabriquer" quelque chose de concret en activant autre chose que le cérébral m'a fait du bien à l'humeur de patate. Mettre sa cassette sur pause le temps de mesurer-couper-brasser-piler, déménager le focus de la tête vers les mains, c'est comme aller prendre une bouffée d'air quand on a l'impression d'étouffer dans une pièce trop petite, ça oxygène les pensées et ça apaise. C'est l'effet que ça a eu sur moi en tout cas. 

Tu peux l'essayer toi aussi si ça feele pas! Je ne dis pas que ça fait des miracles et que ça règle tout, mais si ça te permet d'oublier que ça va mal quelques heures, c'est déjà ça de pris, non? Je peux même te donner mes recettes si tu veux, tu n'as qu'à m'écrire en privé ici. On se met la tête à off et on popote! Si je suis capable de le faire, toi aussi! :)


mercredi 25 novembre 2015

Je suis déprimée saisonnière, mais j'me soigne! (j'essaie en tout cas!)


Quand tu as une journée de m*rde, que tout va de travers, que personne n'est là pour t'écouter, pour te remonter le moral parce que tu n'y arrives pas toute seule, que tu ne sais plus par quel boutte te ramasser pour te ramener un sourire dans la face, que tu as l'impression de tourner en rond, d'aller nulle part, que tout tes projets fouèrrent, que tu te sens looser, moche, poche, ce genre de journée où tu as juste hâte qu'elle finisse pour aller te coucher et ne plus y penser en te disant que ça ira mieux demain, quand tu as une journée comme ça toi, qu'est-ce que tu fais?

Et quand tu sais que ce genre de journée risque de se répéter plusieurs fois dans les prochaines semaines parce qu'on est en novembre et qu'à chaque année, c'est un peu la même toune plate qui se remet à jouer avec l'arrivée du mois des morts, qu'est-ce que tu fais?

Maudite déprime saisonnière! Pourquoi ça m'affecte? Pourquoi suis-je sensible à la baisse de lumière? Pourtant, je suis loin d'être une fan de l'été et de son soleil radioactif qui vous toaste la peau en moins de deux. Je ne suis pas non plus une fana de plein air, ni une allergique à l'hiver, au contraire. Alors, qu'est-ce qui cloche, pourquoi ce phénomène naturel m'atteint de la sorte, indépendamment de ma volonté! Ça m'énerve!! Mais force est de constater que c'est le cas. Alors, je fais quoi? Les années passées, j'ai surfé du mieux que j'ai pu sur les vagues d'une humeur en dents de scie. Mais là, aligner les journées de m*rde, ça me tente pus! Alors, qu'est-ce que je fais?

Si j'essayais de me dresser un plan anti-déprime, comme on fait un plan quinquennal pour assurer la pérennité d'une entreprise, ça pourrait peut-être marcher! Mais avec mon caractère de cheval fou incompatible avec la discipline, pas sûre que le succès soit au rendez-vous! Peut-être ramener ça à plus petite échelle, genre au quotidien? Un p'tit truc par jour pour me sortir la tête du troisième sous-sol, ce serait plus réaliste! J'essaie et je reviens vous en parler ici, car mon petit doigt me dit que je ne suis pas la seule à vivre ça! On est plusieurs à ramer contre le blues saisonnier, autant s'entraider, la galère avancera plus vite!
 
À bientôt! xx





mercredi 11 novembre 2015

Un bien cruel petit navire


Image Unicef

Être spectateur des drames qui se déroulent partout dans le monde sans pouvoir rien n'y changer est une position très inconfortable pour moi. Je ne suis pas indifférente à toute cette souffrance, elle m'émeut, me touche et bien souvent, m'enrage; je trouve complètement incongru qu'un enfant puisse perdre la vie sur un radeau de fortune qui traverse la Méditerranée en 2015. Je ne comprends pas comment on a pu en arriver là, laisser se détériorer la situation au point que des parents acceptent, par centaines, de risquer la vie de leurs enfants dans l'espoir d'un avenir meilleur. Quelle tristesse. Et ce constat se répète pour une pléiade d'autres situations plus dramatiques les unes que les autres qu'on nous présente en deux minutes trente au téléjournal, soir après soir. 

Ça me désole et m'indigne, j'en discute avec ma famille, mes amies et ensuite, pouf, plus rien! On passe à autre chose, parce que la vie continue, qu'il faut bien manger, travailler, dormir, mais surtout, parce qu'on n'y peut rien de toute façon. Mais à quoi ça sert d'être aussi informé si ça ne donne E-RIEN au bout du compte! Ça ne donne pas rien bien sûr, on vote aux quatre ans, être au courant de ce qui se passe sur la planète permet de faire un choix éclairé lorsque vient le moment de faire notre crochet dans l'isoloir. Mais concrètement parlant, dans notre quotidien, ça ne change pas grand chose de savoir qu'aujourd'hui encore, sept enfants sont morts dans les flots de la mer du petit navire qui n'avait jamais navigué. Cette chanson sonne autrement, maintenant, dans mes oreilles. 

J'ai déjà posé cette question à un journaliste de renom (Foglia pour ne pas le nommer): comment faites-vous pour continuer à avancer malgré toute cette lourdeur ambiante? Vous savez ce qu'il m'a répondu? Et je cite: "J'ai quelque chose de bovin qui me fait aller au bout de mon sillon sans me désespérer trop de l'époque...". Voilà le secret, avoir quelque chose de bovin, ha ha! Sans blague, bien que son image fasse sourire, elle évoque le détachement. Ce que j'arrive difficilement à faire, parce que même si je me sens impuissante, je veux rester sensible au sort de l'humanité, j'en fais partie après tout! C'est une question d'équilibre j'imagine, trouver le juste milieu entre détachement et indifférence, pour ne pas se sentir trop écrasé par les mauvaises nouvelles sans toutefois se fermer les yeux. J'y travaille, mais aujourd'hui, mon coeur saigne pour tous ces enfants qui ne chanteront jamais Il était un petit navire, engloutis par la mer Mé-Mé-Méditerranée. Reposez en paix.